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Sauvetage à l'eau

Une histoire d’eau


Les premiers chiens à être utilisés pour aider l'homme dans son travail aquatique furent les chiens de race Labrador et Terre-Neuve au Canada, qui assistaient les colons pêcheurs dans leurs tâches : rapport de filets, de bouts, de poissons, et occasionnellement, de leur maître tombé par dessus-bord..

Gravure d'un chien tirant un canot dans la tempête

En 1845, à Paris, la Préfecture de Police utilise pour la première fois des chiens dans la police pour tenter de sauver des personnes de la noyade ou des candidats au suicide se jetant dans la Seine. En 1900, la Brigade Fluviale est créée par le Préfet Lépine avec une unité cynophile « les Chiens plongeurs ». Ce sont des Terre-neuve qui sont choisis. Malheureusement l'efficacité n'est pas au rendez-vous : en effet, le manque d'expérience des équipes dans le dressage des chiens rend ces derniers peu fiables (certains s'avérant avoir même peur de l'eau !) et le choix des Terre-neuves pour les opérations en bateau s'avère désastreux, ce type de chiens prenant beaucoup de place sur les vedettes et étant beaucoup trop lourds pour être facilement remonter sur les embarcations. L'idée d'utiliser les chiens est définitivement abandonnée en 1907 sous une risée médiatique et la Préfecture de Police préfère alors installer des bouées sur tous les ponts parisiens ! La Brigade Fluviale gardera malgré tout, depuis, un chien comme mascotte

La première brigade fluviale

L'expérience aurait sans doute été plus heureuse si la sélection des chiens avait utilisée les premiers tests d'aptitudes au travail à l'eau conçus par l'Anglais M.C.Marshall en 1876. Les chiens étaient alors testés sur des courses de nage et sur différentes épreuves, en mer comme en eau douce :

- Le chien devait rapporter un objet lancé à l'eau par son maître, en sautant d'un ponton. A l'époque on aimait lancer des figurines humaines. On pouvait aussi lui demander de plonger pour rapporter un objet qui avait coulé,

- Le chien devait remorquer une embarcation à l'aide d'une pièce en bois attachée à une amarre, il était jugé sur son intelligence et sa vitesse d'exécution,

- Le chien devait prendre une corde sur le rivage et l'apporter à une personne étrangère (différente du maître) sur un bateau.

 

Le chien-sauveteur, pour la beauté du geste

Le sauvetage à l'eau est une véritable discipline sportive qui se pratique aussi bien en eaux douces qu'à l'océan. Cette activité est ouverte aux chiens de races retenues : (Terre-Neuve, landseer, les 6 races de retrievers dont le labrador bien entendu, léonberg, berger polonais de podhale, hovawart, bouviers suisses et tous les chiens d'eau du 8ème groupe).

La progression dans l'apprentissage est sanctionnée par 5 niveaux : 1er, 2ème, et 3ème degré, le sélectif et le Brevet mer (qui se passe uniquement en mer).

Les épreuves comportent trois phases : un travail à terre basé sur des exercices d'obéissance (marche au pied, rappel, positions, etc.), une nage d'endurance (allant jusqu'à 45 min pour le brevet mer) et des exercices de travail à l'eau.

Akira au travail à terre

Les exercices à l'eau peuvent être regroupés en deux grandes catégories :
  • Les épreuves de « rapport » : il s'agit pour le chien de rapporter quelque chose ou quelqu'un à son maître. Il peut s'agir d'une victime animée qui s'accroche au harnais du chien, d'une victime inanimée dont le chien va prendre le poignet en gueule, ou encore d'un bateau à la dérive.

Rapport d'un plongeur au canotRapport d'un bateau en difficultéRapport de deux plongeursRapport d'un mannequin

  • Les épreuves d' « apport » : il s'agit pour le chien d'apporter quelque chose à la victime ou à un bateau en détresse, comme par exemple un cordage, une bouée, un gilet de sauvetage.

Apport d'une bouéePréparation à l'exercice

Pour chaque exercice, le chien peut être amené à partir de la plage ou à s'élancer depuis un bateau. Les possibilités sont nombreuses et demandent aux chiens des capacités physiques, mais aussi de réflexion et d'initiative.

Si les chiens et les maîtres ne sont pas destinés intervenir sur de l'opérationnel, la discipline étant uniquement orientée sur le travail du chien, il en demeure que les cas abordés se rapprochent de cas réels le plus possible (rapport d'un véliplanchiste en difficulté, d'un bateau à la dérive, apport d'une bouée de sauvetage à un noyé...)

 

Le chien-sauveteur comme auxiliaire

En France, il n'y a pas de reconnaissance officielle des équipes maître-chien en sauvetage à l'eau. Seuls les professionnels du sauvetage (pompier, maître-nageur sauveteur, etc.) peuvent participer aux opérations de sauvetage en situation réelle. S'ils emmènent parfois leur chien lors des interventions, cela reste de manière non-officielle.

Dans tous les cas, il faut bien avoir à l'esprit que si, en pratiquant le sauvetage à l'eau comme loisir, le chien peut être mis en exergue et aller seul chercher la personne simulant la « victime », montrant ainsi toutes ses qualités de courage, d'indépendance, d'initiative ; en situation réelle, il serait inconscient de laisser le chien partir seul vers une victime. En effet, il n'est pas dur de s'imaginer que, dans la panique, les personnes en train de se noyer puissent se débattre et blesser le chien, voire le couler.

En opérationnel, le chien intervient donc toujours aux côtés de son maître. C'est ce dernier qui va d'abord prendre en charge la victime. Le chien est utilisé pour remorquer le maître et la victime, par exemple pendant que le sauveteur prodigue les premiers gestes de secourisme.

La Fédération Nationale des Maîtres-Chiens Sauveteurs Aquatiques (FNMCSA) est née en 1996 du regroupement de plusieurs associations pratiquant le sauvetage à l'eau. Son but est de promouvoir le sauvetage à l'eau opérationnel en formant des équipes cynotechniques opérationnelles susceptible d'intervenir, que ce soit de manière saisonnière pour la surveillance des lieux de baignade ou en cas d'urgence lors d'inondations par exemple. La FNMCSA forme ses équipes cynotechniques à l'aide de professionnels du secourisme (Croix Blanche, Fédération Française de Sauvetage et de Secourisme) et entretient des relations privilégiées avec les acteurs du sauvetage à l'eau (pompiers, Société Nationale de Sauvetage en Mer). Elle est également en contact avec les clubs italiens, seul pays d'Europe où les équipes cynotechniques de sauvetage à l'eau sont reconnues par l'Etat et qui utilise d'ailleurs beaucoup de labradors.

 

Nos chiens et le sauvetage à l'eau

Nos chiens pratiquent tous les deux avec succès le sauvetage à l'eau depuis 5 ans pour Akira et depuis 3 ans pour Cayenne. Ils font tous deux partie du top 20 des chiens pratiquant cette discipline et participent régulièrement aux coupes et aux championnats de France.

Akira, notre labrador mâle, a ainsi remporté le championnat de France de sauvetage en mer en 2008 et continue d'engranger un palmarès impressionnant.

Par ailleurs, en 2009, Akira, accompagné de son maître a brillamment suivi la formation de la FNMCSA axée sur l'opérationnel.

Akira en formation avec la FNMCSAAkira prêt à partir en intervention

Pour nous qui ne sommes pas de grands adeptes de la chasse et du field-trial, la discipline est une passion qui nous permet de mettre en valeur les qualités de chiens d'eau et de rapport de nos labradors.

Chacun a son style : Akira, très exubérant, ne vous lâchera jamais, quelque soit la hauteur des vagues ; Cayenne, très concentrée, analyse la situation pour vous venir en aide le mieux possible.

N'hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez voir une démonstration ou vous initier à la discipline ! Stéphane est président du Club Canin Aquitain de Travail sur l'Homme qui possède une section « sauvetage à l'eau » et s'entraine en Gironde et dans les Landes.

Pour en savoir plus vous pouvez visiter les pages du CCATH que nous hébergeons

En 1845, à Paris, la Préfecture de Police utilise pour la première fois des chiens dans la police pour tenter de sauver des personnes de la noyade ou des candidats au suicide se jetant dans la Seine. En 1900, la Brigade Fluviale est créée par le Préfet Lépine avec une unité cynophile « les Chiens plongeurs ». Ce sont des Terre-neuve qui sont choisis. Malheureusement l'efficacité n'est pas au rendez-vous : en effet, le manque d’expérience des équipes dans le dressage des chiens rend ces derniers peu fiables (certains s’avérant avoir même peur de l’eau !) et le choix des Terre-neuves pour les opérations en bateau s’avère désastreux, ce type de chiens prenant beaucoup de place sur les vedettes et étant beaucoup trop lourds pour être facilement remonter sur les embarcations. L'idée d'utiliser les chiens est définitivement abandonnée en 1907 sous une risée médiatique et la Préfecture de Police préfère alors installer des bouées sur tous les ponts parisiens ! La Brigade Fluviale gardera malgré tout, depuis, un chien comme mascotte